Formation des apprentis davantage axée sur le fret ferroviaire.

Une communauté d’intérêt allemande demande à ce qu’une plus grande place soit dorénavant accordée au fret ferroviaire dans la formation des agents de transport. Tandis que des statistiques montrent les divers rôles du fret ferroviaire dans l’Union européenne.

C’est juste avant la journée internationale de la supply chain et de la logistique le 27 avril que la communauté d’intérêt allemande Allianz pro Schiene a déploré l’absence du fret ferroviaire dans la formation dispensée aux apprentis. Selon Dirk Flege, directeur de la communauté, la logistique allemande traite certes un «volume gigantesque, mais n’est absolument pas adaptée à l’époque en matière de transport ferroviaire.»

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Sa critique porte aussi sur la formation actuelle: «La formation des agents de transport n’enseigne pas la façon dont fonctionne le fret ferroviaire. Les jeunes logisticiens allemands n’y entendent parler que des poids lourds.» La communauté craint qu’à long terme, les transporteurs ferroviaires peinent à trouver du personnel qualifié et doivent former eux-mêmes les nouveaux collaborateurs. Alors que le trafic combiné ne cesse de croître, la communauté d’intérêt demande l’intégration de la discipline «Fret ferroviaire» dans le cursus.

Les statistiques publiées par l’office de statistique de l’Union européenne pour le trafic de marchandises montrent combien le rôle du rail peut varier. Les dernières données de l’UE de 2013 montrent qu’environ trois quarts (74,9%) des 2200 milliards de tkm ont été assurés par la route, tandis que 18,2% des marchandises ont été acheminées par rail et 6,9% par la navigation intérieure.

Route minoritaire dans les pays Baltes.

Alors que le transport routier représente plus de 90% dans des pays comme l’Espagne, l’Irlande et la Grèce, sa part est relativement faible dans les pays Baltes: 36,3% en Estonie, 33,4% en Lituanie et 18,8% en Lettonie. En 2013, la part du transport ferroviaire de marchandises était la suivante dans les grands pays de l’UE: Allemagne 26,6%, France 16,3%, Italie 14,5%, Grande-Bretagne: 13,4%, Espagne 5,2%. Dans un contexte de croissance du trafic marchandises et compte tenu des efforts de l’UE pour atteindre ses objectifs climatiques, il serait certes souhaitable que la part ferroviaire augmente, mais il s’avère que dans la pratique, on rencontre bien plus de problèmes que l’on ne pourrait penser à première vue.
À peine les trains ont-ils traversé la frontière en Europe que les premières difficultés apparaissent en raison notamment des différents standards en vigueur dans chaque pays. Les locomotives doivent en outre être équipées pour les différents systèmes de courant et de signalisation. À cela s’ajoute le fait que les compagnies ferroviaires de trafic marchandises ne disposent pas de leurs propres réseaux comme aux États-Unis. En Allemagne par exemple, le trafic marchandises doit toujours tenir compte du trafic voyageurs.

L’exemple de l’Argentine montre le rôle stimulant que joue le fret ferroviaire . En février, les deux premières locomotives ont été livrées pour la ligne Belgrano, qui relie les provinces du nord du pays avec les ports de Buenos Aires et Rosario. 38 autres locomotives devraient suivre. L’Argentine a nationalisé cette ligne de 1600 km et la modernise à présent pour apporter un nouvel essor à l’économie des provinces du nord. La ligne de San Martin doit, elle aussi, être modernisée pour le trafic marchandises.

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